Sports

CAN 2021, voici ce qu’il faut retenir de la première journée du tournoi

Le capitaine de l’Algérie, Riyad Mahrez, à la peine face au Sierra Leone.

1-0, le score roi

Vous voulez briller en société ou tenter votre chance dans les paris sportifs ? Par empirisme, il vous suffirait de miser sur ce score de 1-0, aperçu à neuf reprises sur les douze matches joués depuis la victoire du Cameroun face au Burkina Faso (2-1) lors du match d’ouverture, le 9 janvier dernier. Du jamais vu dans l’histoire de la CAN. Une ligne statistique guère emballante et un peu plus ternie quand on se souvient que deux rencontres (Algérie-Sierra Leone et Soudan-Guinée-Bissau) se sont achevées sans qu’aucun but ne soit marqué. Au moins, ce rendement  faiblard permet à ceux qui sont fâchés avec les divisions de trouver facilement la moyenne de buts inscrits depuis le début de la compétition.

Peu d’occasions de s’enthousiasmer

On ne va pas se mentir, les matches de la première journée de la CAN 2021 ont souvent provoqué chez de nombreux téléspectateurs une furieuse envie de changer de chaîne ou de d’éteindre la télé. Hormis Cameroun-Burkina Faso (2-1) et Nigeria-Egypte (1-0), et quelques séquences intéressantes mais trop éparses ici et là, le niveau global est resté très en-dessous de la moyenne. Cela n’a rien de forcément étonnant, avec une CAN disputée en plein cœur de la saison, des joueurs fatigués, une préparation tronquée par de nombreux cas de Covid-19 et les conditions climatiques. Naïm Sliti a parlé de «conditions extrêmes» après la défaite de la Tunisie, et Djamel Belmadi a évoqué la chaleur et l’humidité, sans en faire une excuse pour expliquer le match nul de son équipe face à la Sierra Leone.

Les favoris gagnent en souffrant

Hormis l’Algérie et l’Egypte, dominée par  le Nigeria (0-1), un autre candidat putatif au titre continental, tous les autres ténors du continent ont réussi à s’imposer, mais presque toujours dans la douleur. Le Cameroun s’en est remis à deux penalties de Vincent Aboubakar pour dompter les Etalons burkinabè (2-1), le Sénégal s’est tiré du piège zimbabwéen grâce à un penalty tardif de Sadio Mané, le Maroc a péniblement écarté le Ghana (1-0) et la Côte d’Ivoire a assuré l’essentiel face à la Guinée Equatoriale. La Tunisie a chuté face au Mali (0-1), dans un groupe où la Gambie, pour son premier match en phase finale de CAN, a fait chuter la Mauritanie (1-0).

Séduisant Nigeria

Au mois de décembre dernier, la fédération nigériane, pressée par une partie de l’opinion publique et de la presse, avait décidé de se séparer de l’Allemand Gernot Rohr, coupable aux yeux de ses détracteurs d’atteindre les objectifs fixés sans faire bien jouer son équipe. Son remplacement par Augustine Eguavoen, un ancien international, n’avait pas soulevé un fol enthousiasme du côté de Lagos.  Mais face une sélection égyptienne d’une infinie tristesse, les Super Eagles ont pratiqué le meilleur football depuis le début de la CAN. Kelechi Iheanacho, l’attaquant de Leicester, a inscrit un but somptueux, et le Nigeria a proposé un jeu offensif et parfois spectaculaire. Et par rapport à de nombreuses sélections présentes au Cameroun, les Super Egales ont semblé parfaitement prêts physiquement.

Janny Sikazwe, grosse fatigue

Il fallait bien que cela arrive un jour… Janny Sikazwe (42 ans), l’arbitre zambien du match Mali-Tunisie (1-0, le 12 janvier) a créé la première polémique liée à l’arbitrage lors de cette CAN, en sifflant la fin de la rencontre avant même que le temps réglementaire soit atteint, provoquant la colère des nord-africains. Sikazwe devait être pressé d’en finir, puisqu’il avait déjà voulu mettre fin aux débats à la 85e minute, avant d’être rattrapé par la réalité. Vingt minutes après cette fin de match assez théâtrale que navrante, le quatrième arbitre a rappelé les deux équipes pour venir disputer les dernières secondes et le temps additionnel. Les maliens se sont présentés sur le terrain, mais pas les Aigles de Carthage. Ni Janny Sikazwe, conduit à l’hôpital de Limbe après avoir été victime, selon la CAF, d’une insolation. On attend avec impatience les suites que l’instance donnera à cette encombrante affaire.

Alexis BILLEBAULT



Source link

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

close